Location meublée de tourisme : obligations fiscales et démarches à connaître en 2026
09 Avril 2026

Location meublée de tourisme : obligations fiscales et démarches à connaître en 2026

Mettre sa résidence principale en location meublée de tourisme séduit de plus en plus de propriétaires. Ce type de location s’adresse à une clientèle de passage, pour des séjours à la journée, à la semaine ou au mois. Mais ce marché est strictement encadré par la loi. Plusieurs évolutions récentes entreront en vigueur au plus tard le 20 mai 2026. Mieux vaut les maîtriser avant de publier une annonce.

Des formalités administratives renforcées

La déclaration en mairie deviendra obligatoire dans toutes les communes françaises d’ici au 20 mai 2026. Cette procédure s’effectuera via un portail national unique, permettant d’obtenir un numéro d’enregistrement à mentionner impérativement dans toute annonce. Depuis novembre 2024, les copropriétaires doivent également informer le syndic de leur activité de location saisonnière. Par ailleurs, une déclaration de début d’activité doit être réalisée dans les quinze jours suivant la première mise en location. Cette formalité, à effectuer sur le guichet des entreprises, permet d’obtenir un numéro SIRET indispensable.

Les nouveaux règlements de copropriété doivent désormais préciser si ce type de location est autorisé ou interdit. La durée maximale de location reste fixée à 120 jours par an pour une résidence principale. Toutefois, certaines communes peuvent abaisser ce seuil, sans pouvoir descendre en dessous de 90 jours.

Un régime fiscal variable selon les recettes

Les revenus issus de la location meublée relèvent de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et sont soumis à l’impôt. Le régime micro-BIC s’applique si les recettes n’excèdent pas 15 000 euros pour un meublé non classé. Pour les meublés classés, ce seuil est porté à 83 600 euros en 2026, contre 77 700 euros auparavant.

Les abattements forfaitaires diffèrent selon le classement : 30 % pour les logements non classés et 50 % pour les meublés classés. Au-delà de ces seuils, le régime réel s’impose automatiquement, permettant de déduire l’ensemble des charges engagées.

Demandez votre devis gratuit